Archive dans janvier 2018

Chine : La guerre est-elle inévitable ?

Chine

Depuis quelques mois déjà, les experts en géopolitique commencent à se pencher sur le thème de la possible Troisième Guerre mondiale, qui risquerait d’éclater d’ici quelques années selon certains. Où ? Quand ? Comment ? Nul ne le sait précisément. En revanche, ce qui est presque sûr, c’est que cette guerre sera déclenchée par le biais du système d’engrenages d’alliances entre pays, qui découlera d’un conflit plus localisé, à la manière de la Grande Guerre. Alors que beaucoup pointent du doigt la Russie comme possible déclencheur du prochain conflit mondial, Les Décryptages vous montrent aujourd’hui que la Chine pourrait tout aussi bien remplir ce rôle. Quels conflits menacent aujourd’hui ce pays ? Peuvent-ils déclencher une guerre mondiale ? Quels sont les alliés et les ennemis de la RPC ? C’est ce que nous allons tenter de découvrir à travers cet article.


Lire la suite

Yémen : la guerre oubliée

Le Yémen est face à la« pire crise humanitaire du monde » depuis 1945 selon l’Organisation des Nations Unies dans son rapport publié fin 2017. En effet, plus de 22 millions de personnes (sur 27 millions d’habitants) auraient besoin d’aide humanitaire et 8 millions sont au bord de la famine. La situation est catastrophique depuis que le pays est ravagé par une violente guerre civile née en 2014. Ce conflit oppose les forces gouvernementales du président Ali Abdallah Saleh et de l’autre les rebelles Houthi qui se sont accaparés de la capitale Sana’a. Si cette lutte peut paraître à première vue simple, elle n’en demeure pas moins d’une réelle complexité. De nombreux acteurs internationaux se sont immiscés de manière plus ou moins prononcée dans cette lutte interne. Les Décryptages vous propose de remonter à l’origine de cette guerre civile, de connaître les dégâts qu’elle a causés et de comprendre quels en sont les différents enjeux.


Lire la suite

La nouvelle vague déferle sur Hollywood

Samedi 11 novembre dernier, la nouvelle vague s’invitait à Hollywood qui pour l’honneur s’était paré de ses plus beaux projecteurs afin d’accueillir la nouvelle cérémonie des Governos Awards qui cette année, avait un goût singulier. En tête de proue de cette fameuse mouvance des sixties, un OVNI cinématographique tant dans le fond que dans la forme : Agnès Varda. À 89 ans, cette artiste photographe, réalisatrice et plasticienne a été récompensée par un Oscar d’honneur à la cérémonie des Governos Awards pour l’ensemble de sa carrière dans le cinéma qui avait notamment décollée avec son film Cléo de 5 à 7, l’histoire d’une belle chanteuse à qui l’on ouvrira les yeux sur le monde alors qu’elle attend la nouvelle d’un potentiel cancer.

Aux antipodes hollywoodiens

Discrète et indépendante, la réalisatrice française se démarquait du star-system et des superproductions hollywoodiennes en sortant ainsi, des clivages cinématographiques américains, se rapprochant plus d’un cinéma d’auteur. Récompensée par Angelina Jolie, elle déclara  ‟ça me rend heureuse, je dois bien le dire” avant de finir avec quelques pas de danse avec Miffy (le surnom d’Angelina). Au travers de cette récompense, la cérémonie des Oscars montre qu’elle est encore capable de primer des ‟originaux” au sein de l’industrie du septième art.

‟Mes films n’ont pas généré d’argent, mais des souvenirs”

Nous confiait ainsi Agnès Varda pour décrire son étonnement d’être là, au milieu des étoiles mondiales de l’univers du grand écran. Comme quoi, l’humilité, la discrétion et la simplicité ont du bon…

En route vers une cinquième récompense ?

Après un César d’honneur en 2001, le prix René Clair de l’Académie française en 2002, une Palme d’honneur à Cannes en 2015 et cet Oscar d’honneur en 2017, Agnès Varda concourt aux côtés de son acolyte Jean René, alias Jr, aux Oscars dans la catégorie des documentaires. Déjà parmi les 15 présélectionnés parmi 170 autres œuvres, les deux amis pourraient rafler l’Oscar avec  ‟Visages, Villages”, l’histoire d’une rencontre collaborative entre deux légendes artistiques modernes.

La réforme APB, ou la tentative d’une éducation au mérite

Un « Projet de loi relatif à l’orientation et la réussite des étudiants » a été présenté par Madame Frédérique Vidal (Ministre de l’enseignement supérieur, recherche et innovation) le 22 novembre 2017 en conseil des ministres. Ce projet de réforme d’accès à la première année post-bac instaure un nouveau dispositif appelé « ParcourSup » en remplacement de la plate-forme APB.

La responsabilisation de l’élève dans son choix d’orientation

Le gouvernement débute son « grand chantier de l’éducation » par une réforme d’accès au supérieur qui permettrait aux élèves de mieux axer leurs choix d’orientation et de diminuer les échecs étudiants en première année. En effet, l’échec en L1 a considérablement augmenté (42,6 % en 2013 pour  60 % en 2016), tout en sachant que le coût annuel d’un étudiant pour l’Etat varie entre 10220 et 14850 euros.

Porté par ce double enjeu de réduction des dépenses et de production d’un savoir de qualité, le  gouvernement tente d’inciter les étudiants à faire des choix d’orientation en adéquation avec leurs capacités et leurs aspirations. Une fois ce travail de fond réalisé, l’étudiant pourra formuler dix vœux (et non plus vingt-quatre), non ordonnés, du 30 janvier au 31 mars. Il disposera ensuite de 10 jours pour choisir la formation qu’il désire effectuer parmi ses diverses affectations. Le grand changement réside dans le choix final désormais attribué à l’étudiant, qui évite ainsi les failles du tirage au sort et obtient une formation au mérite.

L’instauration de pré-requis à l’université : un changement historique

L’université est l’un des symboles d’attachement français à l’éducation démocratique et au libre accès des études supérieures. Or, cette loi entend bouleverser les codes en prévoyant la mise en place d’une liste d’ « attendus » propres à chaque licence, auxquels les lycéens devront répondre pour intégrer l’université. Pour rejoindre une licence de droit, il devient alors indispensable d’avoir des aptitudes à la logique et au raisonnement, quand la licence d’Histoire requière un intérêt pour la démarche scientifique et une aisance dans au moins une langue étrangère.

Ces éléments de « cadrage national » sont volontairement très vagues pour laisser à chaque université la possibilité de définir plus spécifiquement les critères que doivent remplir les étudiants pour intégrer leur enseigne. Cette liberté inquiète car elle donne l’opportunité aux universités de refuser l’accès à la licence à de nombres lycéens. De vives contestations se sont alors faites entendre, surtout par le biais de syndicats comme l’UNEF et sa présidente Lilâ Le Bas, qualifiant le projet de « dangereux car il remet en cause le libre accès à l’enseignement supérieur. ».

Les partisans de la sélection rétorquent cependant que cette loi n’est autre que le résultat d’un processus d’homogénéisation scolaire où le but est d’emmener tout le monde vers un bac général puis vers l’université, qui aujourd’hui, n’a plus les capacités d’accueil suffisantes. Ainsi, ces enseignes surchargées se plaignent d’un manque de moyens et de mauvaises conditions (par exemple des amphithéâtres surchargés) et pratiquent déjà une sélection déguisée (« bi-licence », « grands établissements » comme Dauphine, médecine..). De plus, la sélection motiverait selon eux les élèves et permettrait de stimuler le niveau de l’éducation nationale, tout en maîtrisant ses dépenses.

Une réussite par l’amélioration des conditions étudiantes

Le gouvernement met également en avant son rôle de garant de la mixité sociale et d’acteur dans le bien-être des étudiants. Il promet alors un investissement de 500 millions d’euros sur 5 ans pour augmenter la capacité des filières en tension et se réserve de plus le droit de fixer le pourcentage minimum de boursiers dans chaque formation.

Mais le grand volet de l’aspect social de cette réforme se concentre dans l’accès aux soins et le pouvoir d’achat des étudiants. Ces derniers seront désormais rattachés au régime général de sécurité sociale afin d’unifier la qualité d’accès à la santé. De même, la suppression de la cotisation sociale étudiante (217 euros) et la fusion de toutes les cotisations existantes en une cotisation unique (non payée par les boursiers), devrait alors représenter un gain global de pouvoir d’achat étudiant de 100 millions d’euros dès la rentrée 2018.

Une réelle volonté d’améliorer les conditions de vie étudiante et plus largement le système éducatif français instaure un climat général de réforme. Mais même si les français réclament aujourd’hui une rénovation de l’éducation nationale qu’ils jugent trop peu efficace et parfois discriminante, cette volonté initiale de créer une éducation performante et méritée risque cependant en pratique, creuser les écarts d’un système éducatif à deux vitesses.

Autriche : une coalition gouvernementale controversée

Autriche

Le leader conservateur Sebastian Kurz, issu du parti ayant remporté les élections, et Heinz-Christian Strache, chef de l’extrême-droite autrichienne, sont parvenus, après deux mois de tractations, à un accord de gouvernement. Controversée en raison du tournant politique qu’elle marque en Autriche, cette alliance déjà largement planifiée incarne un phénomène plus important encore : l’accession au pouvoir d’un nombre croissant de populismes à travers le monde. Quelles en sont les causes et les aboutissants ? Quelles en seront les modalités ? Réponses.

Lire la suite

La « guerre des vaches » en Inde

guerre des vaches

En Inde, les extrémistes et nationalistes indiens protégeant les vaches sacrées s’en prennent aux musulmans et chrétiens, mangeurs de bœuf. Si le phénomène d’origine religieuse semble être minime à l’échelle du géant démographique, il cristallise en réalité les tensions politiques et socio-économiques qui agitent l’Inde depuis l’arrivée au pouvoir des nationalistes hindous du Bharatiya Janata Party (BJP) en mai 2014.

Lire la suite

Cinéma – Qu’attendons-nous dans les salles en 2018 ?

Qu’aller voir cette année ?

 

Les films tels que Get Out de Jordan Peele, Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve ou encore Star Wars VIII de Rian Johnson ont gagné un énorme succès auprès du public en 2017, et c’est maintenant au tour des prochains films de surprendre et d’impressionner encore plus que d’habitude le grand public en cette nouvelle année qu’est 2018.

Le début de cette année s’annonce prometteur : thriller, drame, biopic, action, comédie… les films sont – et restent – divers et variés.  Et l’année 2018, débute, dès janvier, par un film historique de Joe Wright, Les Heures Sombres, qui retrace la vie de l’ancien ministre anglais Winston Churchill pendant la Seconde Guerre Mondiale. D’autres films historiques seront offerts aux spectateurs comme Pentagon Papers de Steven Spielberg où on retrouve Tom Hanks qui a déjà travaillé aux côtés du réalisateur à de nombreuses reprises comme dans Arrête-moi si tu peux (2002).

 

A gauche – Affiche du film Pentagon Papers qui sortira le 24 janvier 2018
A droite – Affiche du film Les Heures Sombres qui sortira le 4 janvier 2018

 

Mais ce que les spectateurs trouveront dans les salles, ce seront les films biographiques et les drames où les grands acteurs feront leurs apparitions sur le grand écran. Dans The Disaster Artist, le réalisateur et l’acteur principal, James Franco, est dans la peau de Tommy Wiseau, réalisateur du film The Room (2003) et raconte la création de ce film. Pour la première fois dans le cinéma, un film sur le premier homme qui a marché sur la lune, Neil Armstrong, sera dans les salles le 17 octobre 2018, First Man, réalisé par Damien Chazelle, réalisateur du film La La Land (2016). Et le film qui est le plus attendu en ce moment est Le Grand Jeu de Aaron Sorkin qui s’appuie aussi sur une histoire vraie dont celle de Molly Bloom jouée par Jessica Chastain. Le film est sorti le 2 janvier 2018.

Enfin, pour celles et ceux qui aiment à la fois l’action et la comédie, la célèbre trilogie Ocean de Steven Soderbergh continue avec Ocean’s Eight un spin-off de Gary Ross où l’on retrouve Sandra Bullock dans le rôle de la soeur de Danny Ocean, un  « gentleman-braqueur » joué par George Clooney. Mais le film ne sortira qu’en juin 2018, ce qui laisse le temps de regarder Black Panther de Ryan Coogler, Downsizing d’Alexander Payne ou alors Tomb Raider de Roar Uthaug d’ici là !