George Lilanga ou le « Picasso de l’Afrique »

George Lilanga ou le « Picasso de l’Afrique »

Un artiste tanzanien à l’envergure internationale

George Lilanga est un artiste tanzanien, né en 1934 et décédé en 2005. Son œuvre se décline sous différentes formes et ce, à travers le temps. Par la sculpture, comme par la peinture et le dessin, il met en scène de petites figurines légendaires dans un univers aux couleurs vives et aux danses transcendantales. S’inspirant de la mythologie Makondé, l’artiste nous emmène dans ses univers d’où émanent la fureur et la joie de vivre, incarnées en des personnages d’une fantaisie absolue.  Initié à la sculpture et à la peinture durant son adolescence, son attachement à ses traditions se manifeste par une créativité novatrice où l’exubérance fait émerger un monde coloré dont la puissance trouve sa profondeur dans la cosmogonie de ses origines et dans le quotidien tanzanien.


Youths looking in the mirror by George Lilanga – The Jean Pigozzi Collection 2019 – Contemporary African Art Collection

Une révélation mutuelle

Ce n’est que durant les années 1970, lors de son premier séjour promotionnel aux Etats-Unis, que la magie opérera lorsqu’il découvrira Guernica, tableau pour lequel il vouera une admiration folle. Mais l’expérience artistique sera réciproquement aussi puissante puisque, révélé aux yeux du grand public, l’artiste entamera une longue série d’expositions en Afrique, Europe, Asie et aux Etats-Unis, devenant ainsi l’un des tout premiers artistes africains à acquérir une renommée internationale.

Sans Titre – Aquarelle et encre sur papier 

Un paysage à la mise en scène puissante et burlesque

Dénué des canons classiques de l’art occidental, son approche est comparée à celle de Jean Dubuffet, figure majeure de la défense de l’art brut, alliant en une union sacrée artistes et artisans tout en inspirant une nouvelle vague de créateurs issus du street-art et de l’art contemporain (cf. Keith Haring). Tel un Brueghel des temps modernes, Lilanga reconstitue son imaginaire carnavalesque où la folie s’empare de chacun de ses personnages, à la fois sympathiques et espiègles, riant aux éclats ou dansant de façon endiablée.

Shetani banquet

Où venir le découvrir ?

L’exposition La Danse des Shetani, présentée à La Rochelle du 5 juillet au 1er septembre 2019 à la Chapelle des Dames Blanches, reconstitue l’univers de l’artiste tanzanien au travers de la diversité de supports avec lesquels il a pu travailler. Les matières rencontrent différents éléments et forment un tout cohérent pour rendre compte de la dynamique et des couleurs caractéristiques de l’œuvre de celui qu’on nomme le « Picasso de l’Afrique ». Les peaux de chèvre, les toiles de coton et les sculptures en bois mettent en regard les forces expressives de la peinture et l’encre.

Sculpture de la série Shétani dansant,
2003, Peinture industrielle sur bois

Le féminisme est un humanisme : la plus longue bataille de l’humanité.

Le féminisme est un humanisme, ce n’est pas une guerre de tranchées. Être impitoyable envers un comportement sexiste n’est pas faire la guerre à l’autre sexe. […] Il faut comprendre que le combat féministe n’est pas de justifier que les femmes méritent leur place au pouvoir, mais de faire appliquer leur droit inaliénable d’accéder à toutes les sphères de la société. Ce droit est entravé sans motif valable depuis bien trop longtemps […] Le débat qui doit avoir lieu aujourd’hui, c’est comment éradiquer les prétextes qui justifient ces discriminations.” – Christiane Taubira

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La négligence mondiale, la décadence climatique. L’enjeu contemporain

Tandis que certains observent le changement climatique comme l’œuvre qui participera à l’émergence de nouvelles ressources, de nouvelles terres, ce qui favorisera l’économie mondiale quant à l’exploitation, ainsi que la pluralité d’offres touristiques ; ce phénomène est aussi et surtout la destruction de l’environnement terrestre, animalier et humain qui s’annonce.

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Vers un schéma idiocratique

Film de 2006, Idiocracy est la grande caricature de la société moderne, à son paroxysme. Nous sommes 500 années plus tard dans un univers où la mondialisation alliée à son compère le capitalisme ont réduit l’intelligence humaine à un Quotient Intellectuel environnant le chiffre 50. Résultat, nous sommes dans un monde où chacun est client perpétuel de sa propre imbécilité et se retrouve réduit à passer ses journées sur un siège géant où il défèque, se nourrit d’une nourriture indéfinissable et s’hydrate à la boisson gazeuse. L’existence de celle-ci remplaçant l’eau, car tous ont détruit l’environnement par le biais du monde industriel. C’est l’apogée du culte de l’inculture.

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